Novembre 2017, Pérou, entre montagnes et mer


Parcourant les pistes et les chemins de la Cordillère Blanche, nous y serions bien restés bien plus longtemps si nous avions pu, à essayer de grimper toujours plus haut pour découvrir toujours plus de sommets enneigés flirtant avec le ciel. Avec notre retour temporaire en France prévu maintenant pour mai ou juin, retour prévu mais la date est toujours aussi vague, les choses ont un peu changé. Nous avons toujours du temps devant nous, mais nous n’avons pas tout notre temps. Nous avons bien profité de la Cordillère Blanche, nous avons été sacrément gâtés par le temps, mais pour l’heure, c’est vers Lima que nous avons à nous diriger et nous imaginons déjà le contraste de ces paisibles vallées de la Cordillère avec l’effervescence de la capitale, sur la côte en plus ! 

Magique Laguna 69 telle une perle turquoise au milieu des sommets enneigés
Le Huascarán Norte, 6655 mètres, impressionnant !

Nos albums de la Cordillera Blanca sont sur notre page 

En parlant de paisible, il faut quand même que nous vous racontions nos bonnes rencontres sur les pistes ! Nous avions trouvé sur les hauteurs de Huaraz un parking complètement vide, départ d’un chemin, pour passer la nuit. 21h30, nous sommes en train de regarder un film, bien au chaud sous notre duvet. Quelqu’un toque à la fenêtre et demande de l’aide, ils se disent en panne et nous sollicitent. Mais nous ne sentons pas la chose et préférons refuser, du fond de notre antre. Autant se méfier, à cette heure-ci et seuls, nous ne sommes à l’abri de rien. Mais malgré tout, nous renfilons nos pantalons, nos chaussures et nos vestes et décidons d’aller voir avec la voiture plus loin sur la piste, au cas-où ils seraient vraiment en panne. Nous ne voyons personne et au fur et à mesure que nous avançons sur la piste toute noire, nous le sentons encore moins car ceux qui étaient venus toquer à la porte n’ont pas pu rejoindre si vite leur véhicule. 

Ils ont une jolie vue sur le Chopicalqui (6354m) dans cette vallée de la Cordillère Blanche

Et bien si ! Et nous arrivons au niveau d’un camion d’où sont descendus de la benne hommes, femmes, enfants et chiens. Les deux personnes qui étaient venus chercher de l’aide arrivent tout juste et visiblement, ils étaient remontés pour dire à tout le monde qu’ils descendraient à pied, ils ne semblaient pas avoir d'autre solution. Donc, nous étions la seule. Alex descend de la voiture et se retrouve au milieu du groupe dont le plus grand ne lui arrive qu’aux épaules. Je le regarde au milieu d’eux et c’est bon, il n’y a aucun danger. Mieux que ça, nous allons même pouvoir les aider. Le camion n’a plus de batterie, a un moteur diesel, se trouve en bas d’une pente... Il n’y a plus qu’à le tracter en haut pour le faire partir dans la pente et ainsi le faire démarrer. Démarrage sans starter et sans batterie, c’était devenu une habitude pour nous il y a quelques mois au Mexique ! Pour tracter le camion, l’un deux sort un bout de fil de fer et nous dit « Nous allons l’accrocher avec ça ! » « Heu, ça va être un peu léger » « Mais nous allons faire plusieurs tours ! » « Ne vous inquiétez pas, nous allons utiliser notre sangle, ce sera mieux. » En 4 et en courte, Pépère ne bronche pas à tirer le camion jusqu’en haut de la pente et celui-ci démarre sans problème une fois élancé. Tout le monde remonte dans la benne et reviennent vers nous les deux qui étaient venus chercher notre aide. « Combien nous vous devons ? » « Donne moi ta main et on se serre la main, voilà ce que vous nous devez » « Oh Merci, vous irez au paradis ! » Et après cela, nous sommes retournés sur notre parking et nous avons dormi comme des anges ! 

Il y a comme un air de Patagonie dans la pampa péruvienne
Douche matinale ou séance naturiste ? Face à la Cordillère Huayhuash

Mais avant de rejoindre Lima, prenons d’abord une dernière dose de montagne en empruntant les pistes qui longent la Cordillère Huayhuash, la voisine du sud de la Cordillère Blanche. Tout aussi blanche qu’elle, elle semble même avoir des allures de Patagonie alors que nous traversons un grand plateau nommé aussi « pampa », ici au Pérou. Les bergers sont à cheval et des milliers de moutons paissent dans ces grandes étendues herbeuses à 4000 mètres d’altitude. En y regardant de plus près, ce sont plutôt des moutons au long cou que nous rencontrons, des alpacas ! Ils sont des milliers eux-aussi, élevés pour leur laine bien sûr, mais aussi pour leur viande. Comme à notre habitude, il va falloir que nous goutions ce petit cousin d’Amérique du chameau ! Et oui, lamas, vigognes et alpacas sont des camélidés ! 

Voyage au cœur de la Sierra
Les lamas sont les plus grands camélidés d'Amérique du Sud

Découvrez plus de photos dans notre album

A Lima, nous avons une rencontre toute particulière qui nous attend. Jaime n’est autre que le meilleur ami de Dominique, le voisin des parents d’Alexandre qui nous a vendu Pépère il y a plus de 5 ans maintenant. Nous avons passé de très bonnes soirées avec lui qui a autant d’amour pour le Pérou que pour la France pour y avoir vécu pas mal d’années. Nous sirotons du vin rouge, nous lançant dans de grandes discussions jusqu’à ce que le sommeil nous gagne. Les journées par contre, c’est dans le garage d’Alonso et Josépo que nous les passons. C'est Mauricio Salazar, le pilote colombien que nous avions rencontré du côté de chez lui, à Manizales, en Colombie, qui nous a mis en contact avec eux. Nous l’avions compris par nous même mais il a confirmé qu’en Colombie, personne ne sait bien préparer des voitures. Par contre, son hilux pour le Dakar, c’est au Pérou qu’il l’a fait préparer, par l’équipe d’Alonso et Josépo justement !

Pour l'équipe de "De 0 al Dakar" qui participera au prochain Dakar, voici le FZJ 105 préparé par l'équipe d'Alonso et Josépo
Véhicule de course destiné à la location et préparé avec sérieux au Pérou

Rent2Race, c’est l’entreprise qu’ils ont montée afin de préparer des véhicules destinés à la location pour des personnes désirant participer à des courses comme le Dakar. Ils ont pris l’habitude d’acheter des vieux FZJ105 de la Police Péruvienne, mis au rebus, pour les rénover totalement, les décharger de pas moins de 600 kilos, et les transformer en engins de course. Et le résultat est impressionnant une fois que les véhicules sont passés entre les mains de chacun : Edyll le maître soudeur, Rafael le maître mécanicien et Bryan, le maître peinture. Ainsi, nous avons passé quelques journées avec eux, au garage, nous permettant de faire un point mécanique sur notre engin de course à nous, notre Pépère, plus résistant que profilé pour la vitesse ! 

Préparation à la soudure d'un châssis

Nous avions beaucoup échangé avec Mauricio sur la manière dont les sud-américains préparent le Dakar et l’appréhendent, le principal étant d’arriver entiers au paddock. Leurs moyens sont bien plus limités, ainsi ils ne peuvent pas trimballer avec eux des quantités de pièces de rechange, leurs moteurs ne sont pas survitaminés… Ils apprennent modération et réflexion, en comptant plus sur le chemin qu’ils vont choisir de prendre que sur les capacités de la voiture. C’est d’ailleurs dans le désert péruvien que Mauricio Salazar Velasquez et Mauricio Salazar Sierra son copilote, premier équipage 100% colombien, viennent s’entrainer. Sans oublier bien sûr les séances en altitude du côté de chez eux, à Manizales, car entre le Pérou, la Bolivie et l’Argentine, il y en a des étapes à plus de 4000 mètres d’altitude ! Nous nous sommes d’ailleurs fixés une date pour être présents sur le parcours, 15 janvier à Salta, en Argentine ! Ils mettront une semaine pour y arriver, nous prenons les devants, 1 mois et demi en avance ! 

Lors de l'édition 2016, ils avaient le numéro 403. Cette année, c'est le numéro 363 que nous suivrons !
Nous leur souhaitons que du bon pour la 40ème édition du Dakar, début 2018 !

Comment se prépare une équipe colombienne pour rejoindre le Dakar ? 
Un bel article sur cette équipe, en espagnol !

Au taller, c’est à dire au garage, ce mot faisant partie de notre français maintenant, nous en avons profité pour changer notre liquide de refroidissement. Il était devenu complètement orange du fait d’un mélange de liquide et d’eau car, en Colombie, ils n'utilisent que de l'eau ! Mais avec l’Altiplano Bolivien qui approche et des températures bien inférieures à 0°C, il valait mieux changer ce mauvais mélange pour un liquide qui ne risque pas de geler ! Nous changeons les étoiles des écrous et contre-écrous du roulement des roues avant pour éviter que ceux-ci se desserrent et occasionnent un manque d’efficacité des freins. Ces freins sont notre bête noire mais nous avons aussi récemment remarqué que nous devons avoir une bulle dans le système qui fait, chaque fois que nous revenons en altitude, nos freins manquent sous la pédale ! Le nez de pont arrière fuyant un peu, changer de nouveau la bague d’écrasement que nous aurions déjà du changer en Colombie, plus le joint spi et l’écrou ne peut que faire du bien ! Les roulements avant et arrière resserrés, nous n’avons plus qu’à nous lancer dans quelques travaux de carrosserie, la rouille ayant fait son vilain nid dans quelques endroits faciles à traiter. Un coup de peinture par dessus et ça attendra des travaux complets en France ou au Canada ! 

Après les montagnes, nous voici au bord du Pacifique, dans la Réserve de Paracas

De la région de Lima, nous mettons les voiles pour le désert plus au sud, vers la Réserve de Paracas. Il paraitrait qu’il y a aussi des pieds bleus par là-bas, à savoir des fous aux pieds bleus, les mêmes que l’on peut trouver sur les îles Galapagos ! Alexandre sort son gros objectif, nous scrutons les falaises de la Réserve où nichent des milliers d’oiseaux : pélicans, fous, goélands, bécasseaux, cormorans, huitriers, flamands roses, sternes, becs-en-ciseaux, vautours, pluviers neigeux… Quelques loups de mer en colonie prennent un bain de soleil et là, tout maladroit sur ses deux pattes, au milieu des rochers, un pingouin sort de l’ombre ! Un pingouin au Pérou, nous n’y pensions pas ! Pourtant, le manchot de Humboldt est bien au Pérou, rare, mais présent ! 

Nous faisons le plein d'iode avant de retourner dans les montagnes

Toutes nos photos de Paracas sont dans notre album

Notre désacclimatation ayant assez duré du côté des côtes où nous nous sommes bien régalés dans le désert, nous nous remettons en route vers la Cordillère et retrouver l’altitude nous refait mal les premiers temps. Pépère perd un peu de ses freins et nous perdons nos nuits tranquilles, le temps que nos petits corps refassent un bon stock de globules rouges à 4000 mètres d’altitude. Bon, la bulle reste dans le circuit de freins, donc il va falloir faire avec, pour elle ça ne marche pas l'acclimatation ! Après la folie de Lima, en particulier sur la route, ce qui a augmenté quelques jours notre dose de stress, nous retrouvons les montagnes et leurs petits villages. Les gens conduisent toujours aussi dangereusement mais nous ne souffrons pas ici de surpopulation. Donc, le risque est relatif. Et c’est ainsi que nous arrivons à Cusco, capitale de l’Empire Inca, mais aussi du tourisme international en Amérique du Sud, il faut le dire !

Des murs faits de pierres parfaitement assemblées à Ollantaytambo...
Et une porte ouverte sur tant d'interrogations à Ñaupa Iglesia...

Nous avons fait le choix de ne pas aller au Machu Picchu, choix difficile mais nécessaire pour de nombreuses raisons qui nous sont propres. Mais il existe à Cuzco un lot de compensation que peu de personnes ne peuvent se permettre car il s’agit d’un ticket d’entrée à 14 sites assez éloignés de Cuzco, valable seulement dix jours. De Cuzco à la Vallée Sacrée, nous allons de ruines en ruines beaucoup moins fréquentées et nos explorations de cet héritage inca nous font nous poser pas mal de questions, en particulier quand, sur les sites, il n’existe aucune explication et que lorsqu’il y en a, elles laissent une grande place au doute et au mystère… Cela mérite bien un article à part entière : 


Le mur de Sacsayhuamán, à Cusco, possède des dimensions incroyables

En attendant, nous voici de retour à Cuzco pour nous reposer une journée après avoir joué aux petits archéologues et avant de reprendre la route vers le Canyon de Colca, l'un des plus profonds du monde, Arequipa, le lac Titicaca et la Bolivie !

A bientôt !

Les Galopères

Octobre 2017, Sur la route des Nevados, de l'Equateur au Pérou !


Ça y est, nous avons repris la route !!! Il faut dire que ça nous a pris du temps de recevoir toutes les pièces pour pouvoir réparer notre boîte de transfert avec les contraintes d'importation équatoriennes mais nous nous en sommes bien sortis ! 6 semaines bloqués pour une grosse panne, c'est toujours mieux que bloqués 1 mois pour changer un roulement en Colombie ! 

Les joints et les écrous, en provenance d'Arabie, ont été les premiers à arriver en Équateur. Pour les récupérer, il nous fallait d'abord nous rendre à la banque, à deux heures de bus de Quilotoa, pour payer les frais d'importation et libérer le colis. Une fois que nous avons compris comment ça fonctionnait, il n'y avait plus qu'à attendre les autres pièces. Le pignon renforcé en provenance de France est resté bloqué plus de deux semaines à Miami pour deux raisons. L'une, tout à fait compréhensible, a les deux doux noms de Maria et Irma, les deux ouragans qui se sont abattus sur les Caraïbes... L'autre raison s'appelle Chronopost et franchement, à l'heure qu'il est, ils sont peut-être encore en train de chercher à avoir des informations sur la localisation de notre colis avec Chronopost Caraïbes ! Heureusement que nous avons pu trouver des informations localement car il était presque considéré comme internationalement perdu ce colis avec une pièce fort importante, le pignon renforcé qui va faire la différence ! Et après un mois, nous l'avions enfin entre les mains, presque prêts à réparer !

Notre recherche de pièces nous a amené à voyager quelques fois vers Quito, la capitale
Et nous avons beaucoup apprécier Quito sans voiture les fins de semaine !

Toutes nos photos de Quito sont ici !
Enfin, après avoir bien reçu ces colis, il ne manquait plus qu'à trouver le carter... Nous avions des pistes de tous les côtés depuis le début mais à chaque fois des impasses. Loin d'être simple, surtout quand, en Équateur, tous veulent te vendre soit la boîte de transfert entière, soit un carter pourri ! Et pire, comme ils jugent que tu es pressé, c'est le prix fort qu'ils proposent ! Non, nous avons une meilleure solution mais pas des plus légales... Pas de souci, notre Ali Baba colombien, Jaime, que nous avions rencontré à Bogotá pour trouver un moyeu dans sa caverne de pièces Toyota, peut nous envoyer le carter. Le seul souci, Jaime est très très très occupé et il est interdit d'envoyer des pièces d'occasion en Équateur. Ça n'aide pas mais ça ne rend pas les choses impossibles ! Bien loin des formalités douanières auxquelles nous nous étions habitués avec les deux précédents colis, le paquet a passé la frontière comme une fleur, comme bagage d'une jeune maman avec son bébé, en voyage pour Quito ! La solution impeccable et en toute confiance avec Jaime ! 

Avec un nouveau pignon renforcé d'Euro4x4parts, nous sommes prêts à remonter la boîte de transfert !
Et c'est parti !

Après 6 semaines d'attente, bloqués et dans l'impossibilité de réellement se déconnecter du wifi pour prendre l'air, nous avons passé la majeure partie du temps dans la salle de restaurant de l'hôtel où nous commencions à nous sentir chez nous. Malgré tout, la distance avec les personnes de la communauté d'origine Quechua est toujours restée importante et nous avons vite compris que ça ne servait à rien de lutter contre ça. Nous avons appris à vivre ensemble, en nous observant surtout, mais sans vraiment partager quelquechose. Spontanément, nous aidions un peu à l'hôtel et ainsi, nous nous occupions et sortions quelques heures le nez des ordinateurs. Quand nous avons enfin récupéré toutes les pièces, il n'a pas fallu longtemps pour remonter la boîte de transfert. Nous avions pas mal pris le bus pour Latacunga, à deux heures de bus, ou jusqu'à la capitale, Quito, et ça nous a fait tout drôle de reprendre la route avec Pépère. Alex a enfin pu découvrir le paysage d'ailleurs. Même si les chauffeurs de bus ne conduisent pas de manière très rassurante, c'était à chaque fois pour lui le temps d'une sieste ! 

Heureux de reprendre la route et de retrouver Juan-Carlos et sa famille
Notre cher cusinier nous prépare un cuy pour l'occasion !

Toutes les photos de la session cuisine sont dans notre album 

Donc vous vous doutez bien, après tout ce temps, nous étions vraiment heureux et excités de repartir même si nous savions que nous n'allions pas avoir beaucoup de temps pour profiter encore un peu de l’Équateur. Après une visite à Juan Carlos, l'ancien cuisinier de l'hôtel, et à sa famille, nous avons pris la route vers le sommet le plus proche du soleil, le Chimborazo, le volcan le plus haut d’Équateur ! A 6310 mètres d'altitude, il est plus proche du soleil que l'Everest pourtant plus élevé de 2500 mètres ! Après 6 semaines d'acclimatation à 3900 mètres à Quilotoa, nous étions sûrement bien chargés en globules rouges et allions être en très bonne condition pour y crapahuter parce que ce qui fait sa difficulté, c'est surtout l'altitude !  

Nous approchons du géant Chimborazo qui culmine à 6310 mètres d'altitude et rencontrons nos premières vigognes
A la fin du jour, tout le massif se dégage complètement !

Alexandre avait fait un mam, un mal aigu des montagnes, au Cayambe, en arrivant en Équateur. Au Chimborazo, c’est mon tour d'être malade, mais rien à voir avec l'altitude puisque c'est en aidant les jours de pluie à écoper dans la grande salle de l'hôtel que j'ai attrapé un bon gros rhume bien tenace... Les nuits à 4800 mètres d'altitude avec le nez complètement bouché et la gorge prise, ça n'aide pas à être en condition ! Le géant Chimborazo, tout comme le volcan Cayambe, nous ont donné tellement envie de revenir en Équateur pour en faire l'ascension un jour. Mais nous avons aussi tout simplement envie d’y retourner car nous avons beaucoup apprécié ce pays pour tant de raisons, les paysages, l'atmosphère, les gens et la comida bien sûr... Toutefois, cette fois-ci, nous ne pouvons pas nous y éterniser et nous prenons la direction du Pérou. Pour plusieurs raisons, nous envisageons maintenant un retour en France en juin 2018 mais nous comptons bien profiter de l'Amérique du Sud jusqu’en Patagonie avant ! 

"El Castillo", situé à 5500 mètres, se trouve sur la voie normale pour grimper au sommet
Quant à nous, nous grimpons jusqu'à 5300 mètres d'altitude, jusqu'aux aiguilles Whymper
D'où la vue est imprenable !

Retrouvez toutes les photos du volcan dans notre album

Après un dernier petit déjeuner équatorien sur un marché de la Sierra où la variété de fruits et de légumes est impressionnante, la route descend fort et tout en virages en direction de la frontière. Le silence règne entre nous deux mais nous sommes en train de penser à la même chose… Et si la boîte de transfert avait cassé là… Isolés de tout, à 400 mètres d’altitude avec un climat chaud et moite… Ouf, quelle chance nous avons eu !!! Toutefois, en arrivant à la frontière, un nouveau bruit. Cette fois-ci, c’est au niveau de la roue avant gauche… Nous quittons l’Équateur, en théorie seulement, un tampon de sortie sur le passeport et le permis d’importation clôturé pour Pépère. Il n’y a plus qu’à traverser un pont et nous entrons au Pérou. Alors que l’attente sera longue pour faire le permis d’importation temporaire pour notre Toyota car un groupe de 11 motards fait la queue devant nous, Alex en profite pour vérifier d’où vient le bruit. 

6 semaines à Quilotoa et nous n'avons même pas pris le temps de vérifier... les plaquettes ! Oups, il ne reste aucune garniture, tout s’explique et il ne nous reste plus qu’à dormir entre les deux frontières et retourner à 5 kilomètres dans la petite ville de Macará, en Équateur pour trouver des plaquettes neuves ! Il est dimanche, fin d’après-midi, ce n’est pas le moment de prendre la route. Nous avons la bénédiction des douaniers des deux côtés pour prendre un transport collectif et chercher côté équatorien ce que nous avons besoin alors que nous sommes déjà passés au Pérou ! Et c’est même le douanier qui nous trouve quelqu’un pour nous amener gratuitement dans le centre de Macará ! 

Lobitos, au Pérou, pour le surf et le pétrole !

Après 2 mois passés en Équateur dans la Sierra, au Pérou nous nous retrouvons au niveau de la mer ! Pour retrouver des surfeurs, c’est bien là qu’il faut se rendre paraît-il ! Il y a un an, nous avions rencontré Mauro et Lula d’Argentine, au Nicaragua. Et c’est à Lobitos, sur la côte péruvienne que nous allons les retrouver. Ils sont dans l’eau forcément et ce ne sera pas difficile de les reconnaître ! Nous prenons le temps de partager quelques jours avec eux, allant nous promener sur la plage, cuisinant tous les 4 et surtout, parlant pendant des heures sur les projets et sur la vie. Comme ils sont amenés à retourner en Argentine quelques temps, nous avons avec eux un nouveau rendez-vous sur notre route ! 

Retrouvailles de pélicans du Pérou
Flânant avec Mauro et Lula sur la côte nord-péruvienne au coucher du soleil
Hasta pronto chicos !

Toutes nos photos de notre passage sur la côte péruvienne à Lobitos sont ici !

Et déjà nous espérons retrouver les montagnes de la Cordillera Blanca où les sommets flirtent tous avec le ciel, à plus de 6000 mètres d’altitude. En plus, nous espérons bien garder notre bon petit stock dopant de globules rouges de nos 6 semaines au Quilotoa ! Quand on traverse le désertique nord du Pérou, il est dur d’imaginer que nous allons les trouver ces montagnes enneigées mais petit à petit, en s’enfonçant dans la vallée, nous gagnons en altitude et nous nous approchons d’elles… Et au détour d’un virage, elles semblent si proches mais toujours inaccessibles. Nous pouvons nous en approcher toujours un peu plus avec des routes et des chemins magnifiques, mais leurs pics acérés et leurs faces raides et parées d’énormes glaciers crevassés en font les montagnes les plus impressionnantes que nous n’ayons jamais vues. Il n’y a qu’un mot : waouh ! 

Du désert du Nord Pérou, nous remontons la vallée fertile vers les neiges de la Cordillera Blanca !

Nous avons sûrement pris la plus belle route de notre vie et c'est un plaisir de crapahuter sans trop de mal bien au-delà des 4000 mètres d'altitude pour s'approcher au plus près de ces montagnes. Elles nous laissent sans voix, notre souffle est un peu coupé par le manque d'air en altitude et c'est un grand moment de bonheur ! 

Sur la route du Portachuelo de Llaganuco, un col à 4767m avec vue sur le Huascarán Norte (6655m) et le Chopicalqui (6354m)
La Cordillera Blanca est aussi précieuse pour ses neiges que pour ses lacs turquoises comme ici, le lac Paron

A très bientôt !

Les Galopères.  

Saludos des montagnes du Pérou !

Septembre 2017, Volcans Equatoriens et Casse Mécanique !

Parés pour un nouveau pays, parés pour un nouveau départ ! C'est soulagés que nous arrivons en Équateur, heureux de quitter la Colombie et d'être frappés très vite par un important contraste entre les deux pays, pourtant voisins. Le simple fait de reprendre la route après les formalités douanières est tellement plus paisible, les gens ne sont pas excités au volant, respectent non seulement les signalisations mais surtout les autres. C'est un plaisir de retrouver cette sensation paisible de conduire "en sécurité" !  

Le paysage change et les Andes ne sont plus aussi vertes !
Déclinaison de couleurs équatoriennes

Notre route se déroule sans le stress que nous aimerions avoir laissé en Colombie et nous ouvrons grand nos yeux devant le paysage équatorien qui change radicalement de ce que nous connaissions avant. Les Andes vertes colombiennes ne sont plus et nous arrivons dans des Andes beaucoup plus arides, les reliefs fortement cultivés sont comme un agencement de figures géométriques aux déclinaisons d'ocre, de jaune et de brun. Des villages ici et là parsèment le paysage et nous avons l'impression que des espaces immenses sont à portée de main. 

N'est-ce pas le lieu idéal pour s'arrêter pour la nuit une fois arrivés en Équateur ?

Pour notre première nuit en Équateur, une vieille piste peu utilisée nous amène en haut d'une montagne, nous avons la chance de pouvoir grimper en altitude, surplombant la vallée. La sensation de vide me fait serrer les fesses alors que je suis du côté de la pente raide et mon inquiétude fait douter Alex au fur et à mesure que la piste devient un peu plus déversante. Autant s'arrêter là, nous serons bien pour passer la nuit avec la vue sur les premiers volcans équatoriens que nous apercevons. Nous sommes loin de tout, complètement seuls et nous ouvrons en grand notre chez nous, tout en appréciant le coucher de soleil. Et nous avons tous les deux un profond soupir de contentement. Nous avions eu ce même genre de soupir à peine arrivés en Colombie, heureux d'y arriver. Maintenant nous sommes heureux d'en être sortis ! 

Lumières du couchant pour notre première nuit en Équateur

Les photos de nos premiers pas en Équateur sont dans 

L'accueil équatorien là où nous nous arrêtons est chaleureux, très agréable et nous donne le sourire. Il semblerait que la suite s'annonce bien ! Nous ne savons pas trop où nous allons mais ce qui est sûr, c'est que nous nous rapprochons de la ligne de l'équateur ! Allons nous franchir la latitude 0° et nous retrouver tout d'un coup la tête en bas ? Pour éviter trop de bouleversements, nous allons nous rapprocher de nos repères, Back to the mountains ! Pourquoi ne pas aller faire justement un tour sur un volcan qui a choisi de pousser exactement sur l'équateur ? Le Cayambe, du haut de ses 5790 mètres, est un beau géant massif que nous avions aperçu de loin. C'est là où nous nous rendons compte que nous sommes très loin d'être en Europe, nous allons pouvoir grimper avec Pépère jusqu'au refuge, à 4600 mètres, presque au niveau du Mont Blanc ! Bienvenus dans les Andes ! 

Sur la route du refuge, nous trouvons même un peu de neige !

Au Mexique, sur les flancs de l'Iztaccihuatl, en face du Popocatepetl, nous avions marché jusqu'à 4500 mètres. Nous allons maintenant franchir un nouveau cap en altitude ! Nous arrivons au refuge où il reste encore quelques mètres carrés de neige, Alex ne trouve pas mieux que d'aller essayer ses tongs tout terrain dans cet élément qui nous a tant manqué les derniers mois. Le glacier du Cayambe est magnifique et le sommet est juste au dessus de nous maintenant, formé d'énormes champignons neigeux. Comme nous avons pu nous en rapprocher sans grand effort, bien assis confortablement dans les sièges baquet de notre Toyota, nous ne devons quand même pas oublier que nous avons atteint les 4600 mètres d'altitude. Même en grimpant en courte, notre corps a lui aussi besoin de s'acclimater. Et nous voici partis à courir comme des lapins sur le raide sentier qui mène au glacier. 

En crapahutant au dessus du refuge, nous pouvons admirer le sommet qui culmine à 5790 mètres
 
Notre souffle n'est pas si court que ça, nos jambes pas si lourdes, nous sommes presque dans une forme olympique ! La force de Mike Horn est en nous ! Bourrés d'optimisme, pourquoi ne pas tenter de grimper au sommet le lendemain ? Enfin, juste quelques heures plus tard puisqu'il faut partir à 1 heure du matin. Alex sort piolets, crampons, corde... Je prépare gants, bonnets, réserve d'eau et de quoi manger mais je suis moins optimiste. Nous verrons bien un peu après minuit, après quelques heures de sommeil. Ah si seulement nous avions pu tomber de sommeil justement... Même avec les meilleurs intentions, le sommeil ne vient pas et un mal de crâne s'installe chez Alex qui est obligé d'aller vomir alors qu'il serait l'heure de se lever. Ce ne sont ni les bizcochos, biscuits sablés achetés la veille à Cayambe, ni ma soupe de Choclo accompagnés d'arepas cuisinés avec amour qui sont à l'origine du malaise. 

Une belle mais peu reposante nuit sous les étoiles du sud
 
Personne n'est à l'abri d'un mal des montagnes ! Voici la raison qui nous pousse à ne pas nous lever ce jour-là à minuit. Nous ne dormons pas pour autant le reste de la nuit et lorsque le soleil pointe son nez, nous sommes bien loin d'être en forme ! Nous nous sentons faibles, nous allons nous mettre au chaud dans le refuge, prenons un bon chocolat chaud, des empanadas et quelques mandarines, pas mécontents d'être à l'intérieur alors que ça souffle violemment dehors. Petit à petit, nos corps reprennent du poil de la bête et la force de Mike Horn reprend de l'intensité ! Le temps est magnifique, nous nous sentons tout d'un coup en pleine forme pour grimper au pied du glacier, à 4800 mètres ! C'est à n'y rien comprendre ! Malgré tout, nous décidons de descendre en altitude, après la nuit que nous avons passé, il serait quand même bon de prendre un vrai repos. 

Un joli champ de glace qui s'étend jusqu'au sommet
Crevasses acérées...
... Et à portée de main !
 

Pour plus de photos du Cayambe, découvrez notre album
 
Nous prenons la route pour Quito, la plus haute capitale du monde, située à plus de 2850 mètres d'altitude. Là, nous avons nos devoirs qui nous y attendent car la Colombie ne sera jamais complètement derrière nous. Nous avons alors besoin d'une connexion internet puisque nous sommes toujours en train de tenter des démarches pour que le centre commercial réponde de sa responsabilité dans le vol de notre équipement photos. Vous pourriez dire têtus ces deux-là... non, juste persévérants ! Nous avons jusqu'au 5 avril 2018, soit un an suite au vol, pour obtenir réparation. Nous irons jusqu'au bout ! Nous allons pouvoir profiter de l'espace mis à disposition pour les voyageurs par un allemand, propriétaire d'un hôtel en plein cœur de Quito. Parfait pour travailler sur notre cas, nous reposer et faire de nouvelles rencontres ! 

Le volcan du Cotopaxi, 5897 mètres et de nouveau actif, depuis Août 2015
Dans le Parc Nacional du Cotopaxi, le volcan Rumiñahui quant à lui est éteint

Nous aurions vraiment aimé retourner au Cayambe pour grimper au sommet après s'être bien reposés, mieux acclimatés, mais nous prenons la route du sud avec Robin et Line, couple franco-norvégien, fraîchement rencontré à Quito, direction le fameux Cotopaxi ! Celui-là, nous nous sommes faits une raison, nous n'en ferons pas l'ascension puisqu'il est fermé depuis deux ans, Monsieur est en éruption ! Nous pouvons quand même rentrer dans le parc national, gratuitement en plus, camper à son pied et le voir se dégager pour notre plus grand plaisir ! 5897 mètres, il est haut le type et parfaitement conique. Magnifique ! Le vent souffle fort et nous décidons de passer la soirée abrités, à jouer aux cartes, pendant qu'une soupe mijote sur le feu dans notre grosse Maïté. Pour ceux qui ne connaissent pas Maïté, c'est notre Dutch Oven, une belle cocotte en fonte que nous nous étions offert au Canada. De l'eau, du sel, des épices, des légumes dont nombreux font partie intégrante de notre alimentation maintenant, à savoir yuca ou mote, maïs andin blanc, et le tour est joué ! 

Rayon de soleil bienvenu pour une photo tous les 4 devant le Cotopaxi qui se dévoile !
Costaud le glacier face nord du Cotopaxi

Plus de photos du géant dans notre album

Pour nous et pour commencer, notre périple en Équateur ressemble vraiment à un voyage de volcan en volcan. Après le Cotopaxi et toujours avec Line et Robin, nous arrivons au cratère du Quilotoa, rempli d'un magnifique lac dont la couleur change avec les lumières du jour. Endormi ou éteint, nous ne savons pas vraiment ce qu'il en est, mais ce que nous voyons du paysage montre que l'activité fut intense ! Tout autour, le terrain est constitué d'une centaine de mètres d'épaisseur de cendres qui s'effondre par endroit. Une croûte de terre nourricière permet à des milliers d’équatoriens de vivre sur ces terres froides et battues par le vent où l'on parle le Quechua et où l'on se coiffe de chapeau de feutre. Mais c'est le tourisme qui est devenu depuis peu leur nouvelle manne avec l'arrivée massive de touristes favorisant un développement économique important et prématuré...

Femmes de Quilotoa sur le chemin des mules





Les petits touristes c'est nous et même si vivons dans notre voiture et n'allons pas à l'hôtel et au restaurant, nous restons des touristes, étrangers à leurs us et coutumes. Une bonne immersion culturelle ? Cassez votre boîte de vitesse sur le parking au moment de reprendre la route et ce sera l'occasion !




 

Nous roulions au pas, en première, jusqu'à entendre un gros bruit. La vitesse saute et nous sortons de la voiture pour voir ce qu'il se passe en dessous. La boîte de transfert pisse de l'huile et je sors aussi vite que possible la clé pour l'ouvrir et peut-être faire sortir la pression. Mais la boîte continue de se vider de son huile et Alex distingue vite qu'elle est complètement fendue. Marche arrière, nous reculons de quelques mètres pour retrouver notre place de stationnement et une fois à l'arrêt, nous essayons de récupérer l'huile qui s'échappe. En ouvrant la boîte et en déposant le carter fissuré, des morceaux de métal tombent et il n'y a plus qu'à trouver d'où ils viennent. Dents cassées ? Nous avions déjà connu ça... Mais il se trouve qu'il ne manque aucune dent. 

Le carter va-t-il devenir la pièce la plus difficile à trouver, en particulier quand tous cherchent à nous vendre ceux qui sont dans un état lamentable ???

Avec un tel couple, la soudure a fini par lâcher...

Alex pousse l'inspection et nous trouvons le souci : ce sont des morceaux de la soudure qu'il avait fait au Canada avec Tyler pour renforcer le pignon de sortie de boîte. Le couple du moteur a dû sûrement forcer sur la soudure et une fois les morceaux cassés, ils ont dû venir se glisser entre les dents, à l'origine de notre casse du jour... Le diagnostic n'est pas long à faire et nous ne sommes pas tant dans la merde si on peut dire... Nous avons beau être loin de Quito ou d'une autre grande ville, tous les restaurants de Quilotoa ont un wifi et nous allons pouvoir partir en quête de pièces pour réparer au plus vite notre Toyota. 



Nous frappons à la porte d'un hôtel-restaurant, expliquant notre souci et notre besoin de se connecter de manière intense. La patronne accepte de nous accueillir sous condition que nous consommions bien sûr dans son restaurant, ce qui nous convient bien puisque nous n'avons pas l'intention de mourir de fin en attendant de trouver les pièces ! Nous ne pensions pas à ce moment-là que 5 semaines plus tard, nous serions encore bloqués là.  Mais tout aurait pu être tellement pire, en particulier si cela nous était arrivé lors de notre première nuit en Équateur sur notre montagne, isolés ! 

Chulpi toasté et locro de papas par Juan Carlos
Nos journées passent sur internet, nos cerveaux fument de chercher de tous les côtés où il serait possible de trouver un nouveau carter, le pignon de sortie de boîte, le pignon du winch, l'entretoise entre les deux et tous les joints et écrous pour remonter la boîte. Nous prenons petit déjeuner et repas du soir à l'hôtel et profitons toute la journée d'une connexion internet qui tient la route et d'un poêle a bois nécessaire pour réchauffer la grande salle qui est un véritable frigo. La plupart des clients et les propriétaires de l'hôtel sont peu présents la journée et nous partageons le lieu avec Juan-Carlos, le chef. Nous faisons vite connaissance et apprécions de parler cuisine avec lui qui est parti apprendre à cuisiner au Pérou avant de voyager dans de nombreuses villes en Équateur, toujours en quête d'améliorer sa cuisine, à la base équatorienne mais surtout le fruit de sa créativité. Alors que nous avons encore peu de choses en main, il nous aide vraiment à apprécier le temps passé ici.

Après plus de 5 jours bloqués sur le parking, la police commence à poser des questions, le propriétaire de l'hôtel est inquiet car des enfants commencent à tourner autour et pourraient nous voler des choses. La voiture étant fermée et après lui avoir expliqué notre vol en Colombie, il nous rassure en disant qu'ici, à Quilotoa, ce genre de choses ne se passent pas. Mais, tant qu'à faire, si nous pouvons bouger la voiture jusqu'au parking de l'hôtel où nous passons nos journées, ce serait vraiment mieux ! Par chance, ils ont des tracteurs  et il suffit de 5 minutes pour tracter Pépère et le sortir du parking vide pour l'avoir auprès de nous. Nous n'aurons plus besoin d'aller très loin pour aller nous coucher chaque nuit ! 

Honneur au chef !



Les jours passent, nous n'avons encore rien trouvé de manière sûre, il va nous falloir faire des commandes, en France avec Euro4x4parts pour un pignon renforcé, et en Arabie pour les écrous et les joints. Le plus dur à trouver reste le carter et le peu de personnes que nous trouvons en Équateur veulent vendre la boîte de transfert entière. Tout ce temps-là, nous ne pouvons pas bouger de l'hôtel, nous ne voulons pas manquer un message ou la possibilité de trouver une autre piste de recherche. Pas de souci, nous prenons notre mal en patience et nous mangeons très bien !


Entre les mains du cuistot, la magie de la cuisine équatorienne

Les commandes quittent leur pays d'origine et prennent la direction de Miami, juste là où l'ouragan Irma a décidé de faire des siennes. Tout est alors en suspens, jusqu'à ce que la situation se débloque, une fois que l'ouragan s'est éloigné de la Floride, pour se bloquer à nouveau aux portes de l’Équateur. Si nous ne payons pas les taxes d'importation, jamais les colis ne rentreront en Équateur. Nous devons alors rejoindre la banque la plus proche, à plus de 2 heures de bus de Quilotoa. Le temps du trajet, nous sommes en voyage, un voyage différent de celui que nous avons l'habitude de vivre avec notre Toyota. Et nous devons apprendre plus vite que prévu de ce nouveau pays pour pouvoir se sortir de ce pétrin mécanique !

Enfin, après plus de 3 semaines à Quilotoa, nous nous sommes autorisés un petit moment de liberté en faisant le tour du cratère

Retrouvez toutes nos photos dans notre album

Chaque jour, à l'hôtel, des personnes arrivent, d'autres partent. Les plaisirs de la table s'accompagnent des joies des rencontres et nous avons l'impression que nous n'avons jamais autant rencontré de personnes en si peu de temps ! Nous leur souhaitons bonne route ou bon voyage quand ils repartent le lendemain et nous les saluons alors qu'ils s'éloignent, comme si nous avions été leurs hôtes ! Mais nous ne nous installons pas ici, nous savons que ce sera bientôt notre tour de reprendre la route ! Cela fait plus d'un mois maintenant que nous sommes bloqués, il commence à nous tarder de retrouver le bon fonctionnement de notre compagnon et notre liberté ! 

Avec Lourenço, du Portugal, nous avons eu beaucoup de plaisir à faire le tour du cratère et nous le retrouverons sur notre route vers la Patagonie !
 
Hasta luego !

Les Galopères

Quilotoa, un lac de cratère d'Équateur, presque parfaitement situé entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud !